Tabac

  • Plus d'un belge sur quatre fume quotidiennement. Ces chiffres sont en augmentation constante en raison de la forte participation du tabagisme chez les jeunes de 15 à 24 ans : un jeune sur trois de cette tranche d'âge est fumeur et la moitié fume 20 cigarettes ou plus par jour (Enquête de santé 2001).
  • Il faut savoir que près de 30% des infarctus sont dus au tabagisme. Le tabac tue chaque année près de 5 millions de personnes dans le monde.
  • En Belgique, près de 19.000 décès par an sont directement attribuables au tabac, dont un quart dû à des maladies cardiovasculaires. La lutte sans merci contre le tabac doit continuer car ce fléau tue chaque jour plus de 50 personnes en Belgique.
  • Ces chiffres ne sont pas acceptables. En fumant, vous contaminez votre entourage, et vos enfants risquent à leur tour de tomber dans le piège du tabac.
  • Arrêter de fumer n'est pas si difficile qu'on ne le croit. Des méthodes efficaces existent aujourd'hui pour s'en libérer et les médecins sont là pour vous aider.

Tabagisme, il est temps de recycler les cendriers!

Mauvaise haleine, diminution du goût et de l'odorat, rides précoces et plus prononcées, jaunissement des dents et des doigts, toux ou bronchite chronique, cancer du poumon, mais aussi de la gorge, du larynx et même de la vessie. Tels sont quelques-uns des méfaits du tabagisme. Mais le danger le plus grave auquel expose le fait de fumer est probablement la très forte tendance à l'épaississement de la paroi des artères, en particulier des artères qui apportent le sang au coeur et au cerveau. Cet épaississement est responsable d'accidents cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux qui surviennent le plus souvent chez des sujets encore jeunes.

Un facteur de risque majeur

En d'autres termes le tabagisme est un facteur de risque cardiovasculaire et c'est même un facteur de risque cardiovasculaire majeur.
  • Les taux de maladies cardiaques sont 70 % plus élevés chez les fumeurs que chez les non-fumeurs.
  • Chez le fumeur, la probabilité d'infarctus est 2 à 3 fois plus élevée que chez le non-fumeur. De plus près de 30% des infarctus sont dus au tabagisme.
  • Chez le fumeur, la probabilité d'attaque cérébrale est trois fois plus élevée que chez le non-fumeur. L'attaque cérébrale ou accident vasculaire cérébral est la conséquence de la rupture ou de l'obstruction d'un vaisseau qui apporte du sang vers le cerveau.
  • Angine de poitrine et artérite des membres inférieurs sont également fréquemment rencontrées chez les fumeurs.
De plus, le tabagisme, comme tous les facteurs de risque, est encore plus méchant quand il est associé à d'autres. Ainsi, chez les fumeurs dont la tension artérielle et le cholestérol sanguin sont un peu élevés le risque d'infarctus est 8 fois plus élevé que chez les non-fumeurs dont la tension artérielle et le cholestérol sanguin sont normaux.

Haro sur la nicotine et le monoxyde de carbone

La nicotine et le monoxyde de carbone sont les principaux responsables des effets néfastes cardiovasculaires du tabagisme. Dès la première bouffée, la nicotine fait augmenter la pression artérielle et le rythme cardiaque tandis que l'oxyde de carbone contribue à diminuer l'oxygénation sanguine. Et il faudra 20 minutes après la dernière bouffée pour que la pression artérielle et le rythme cardiaque redeviennent normaux. Quant au monoxyde de carbone, 8 heures après la dernière bouffée, son taux dans le sang n'aura diminué que de moitié. En fait, le fumeur régulier est un hypertendu intermittent et un semi-asphyxié permanent, deux situations que le système cardiovasculaire n'apprécie guère quand la situation se répète jour après jour. Et comme la nicotine est une drogue dure (c'est une des drogues qui déclenche la plus forte dépendance), rien d'étonnant à ce que les fumeurs présentent un risque accru d'athérosclérose et de ses principales complications, infarctus, artérite des membres inférieurs et attaques cérébrales.

Une situation préoccupante

A lui seul le tabagisme est responsable de 5 millions de décès par an de par le monde. En Belgique, plus d'un Belge de plus de 15 ans sur quatre fume tous les jours. La situation est encore plus préoccupante chez les sujets les plus jeunes puisque dans la tranche d'âge 15 à 24 ans, c'est un sujet sur trois qui est fumeur journalier et, dans un cas sur deux, la consommation est d'au moins 20 cigarettes par jour. A ce jour, le tabac tue quotidiennement plus de 50 fumeurs et dans un quart des cas le décès est en relation avec un problème cardiovasculaire. Cette situation est d'autant plus navrante que l'arrêt du tabagisme permet de réduire notablement et durablement le risque. Un an après la dernière cigarette, le risque d'attaque cérébrale est redevenu celui d'un non-fumeur. Endéans les deux ans, le risque d'infarctus est réduit de 50 % et après une dizaine d'années sans tabac, l'espérance de vie de l'ex-fumeur redevient identique à celle d'une personne qui n'a jamais fumé.
Le tabagisme est clairement nocif pour la santé cardiovasculaire. Il est plus que temps de recycler les cendriers.

A méditer

Le principal piège est le "petit" tabagisme du jeune. Il faut savoir que plus de 90 % des adolescents qui fument 3 ou 4 cigarettes par jour vont se retrouver pris au piège d'une dépendance qui les forcera à fumer régulièrement, souvent pendant 30 ou 40 ans. Or cesser de fumer n'est jamais facile lorsque l'on est dépendant de la nicotine. Le message est donc clair mieux vaut ne pas commencer à fumer!
Si vous êtes fumeur, pas de désespoir prématuré, le chemin est souvent long et difficile, mais les chances de parvenir à un arrêt sont réelles. Il existe des programmes de prise en charge efficaces et des aides adaptées à chaque cas particulier. Connaître son degré de dépendance à la nicotine peut être un atout au moment d'entamer un sevrage. Le test de Fagerström est un outil simple, fiable et facile d'utilisation.
Parmi les gens qui cessent de fumer, 70 % recommencent en moins de trois mois. Si cela vous arrive, il est impératif de voir cette rechute comme un pas en arrière, pas comme un échec ou une défaite totale. Simplement il faudra revenir sur la bonne voie. Dans ce cadre, savoir analyser les causes de cet accident de parcours et en tirer parti pour repartir mieux armé est un atout précieux pour le succès.

Test de Fagerström

Le test de Fagerström constitue le meilleur outil de mesure de la dépendance, qu'il mesure par une cotation allant de 0 à 10. Son utilisation est aisée, il suffit de répondre aux six questions ci-après et de faire la somme des notes de vos réponses.

1. Combien de cigarettes fumez-vous par jour en moyenne ?
    10 ou moins     0
    11 à 20     1
    21 à 30     2
    Plus de 30     3
2. Fumez-vous davantage les premières heures après le réveil que pendant le reste de la journée ?
    Oui     1
    Non     0
3. Quand, après le réveil, fumez-vous votre première cigarette ?
    Endéans les 5 minutes     3
    6 à 30 minutes après     2
    1/2 heure à une heure après     1
    Plus d'une heure après     0
4. Quelle cigarette aurez-vous le plus de mal à abandonner ?
    La première     1
    Une autre     0
5. Trouvez-vous difficile de ne pas fumer dans les endroits où c'est interdit ?
    Oui     1
    Non     0
6. Fumez-vous même si une maladie vous oblige à rester au lit ?
    Oui     1
    Non     0

Calcul du score :

De 0 à 2 points: Pas de dépendance
De 3 à 4 points: Dépendance faible
De 5 à 6 points: Dépendance moyenne
De 7 à 8 points: Dépendance forte
De 9 à 10 points: Dépendance très forte
On admet habituellement que 3 points à la question 3 suffit pour confirmer une très forte dépendance, de même 2 points une forte dépendance.
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