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Définition
La question est donc de savoir à partir de quand un stress peut devenir préoccupant. On s’accorde pour définir un stress pathologique
- Quand on perçoit un état de tension persistante que l’on vit comme désagréable.
- Quand suite à cet état de tension on ne se sent plus aussi capable de répondre adéquatement (ou de façon aussi performante) aux tâches qui nous sont demandées.
- Quand le fait de ne plus être capable de répondre aussi adéquatement a des conséquences significatives.
- Et quand on observe l’apparition de retentissements psychologiques et physiologiques objectivables.
Signes d’alarmes physiologiques et psychologiques les plus courants
- Réveil matinal précoce vers 4 h du matin sans réendormissement.
- Fatigue persistante malgré un repos adéquat.
- Tensions musculaires mâchoire, nuque, épaules (avec souvent grincement de
dents nocturne).
- Diminution des capacités de récupération.
- Diminution notoire de la concentration et de la mémoire immédiate.
- Phobie des foules et des endroits où il y a du monde.
Stress = facteur de risque cardiovasculaire
- Le stress peut être à lui seul responsable d’un problème cardiovasculaire. Il s’agit d’une dysfonction ventriculaire gauche sévère qui atteint le plus souvent la pointe du ventricule et qui survient plus souvent chez des femmes d’âge mûr, à l’occasion d’un événement soudain extrêmement stressant: une vive émotion, une peur intense, un énorme chagrin suite au décès d’un proche etc. L’affection se présente comme une crise cardiaque avec l’apparence d’un infarctus myocardique aigu mais il n’y a pas de lésion coronaire à l’angiographie et l’évolution est généralement spontanément favorable, avec récupération complète en quelques semaines ou quelques mois.
- D’un autre côté, lorsqu’il s’agit d’un infarctus myocardique « classique », on trouve parfois dans les antécédents immédiats un événement traumatisant qui a brusquement perturbé la vie du patient: décès, perte financière, séparation, licenciement professionnel, simple déménagement… Donc, à côté des facteurs de risque communs tels que l'âge, l'hypertension artérielle, le tabac, le cholestérol, le diabète, qui peuvent expliquer la formation de plaques d’athérome dans les artères coronaires, un stress émotionnel aigu peut provoquer une rupture d’une de ces plaques et entraîner l’incident aigu.
- Enfin le stress chronique est bien un facteur de risque indépendant pour l’infarctus, à côté des autres facteurs de risque cardiovasculaire « classiques » que sont le rapport mauvais/bon cholestérol, le tabagisme, l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité abdominale, le manque d’exercice physique, ....
3 types de stress sont responsables de problème coronarien :
- le stress professionnel permanent,
- le stress familial
- et le stress financier.
Des événements stressants et la dépression sont également plus fréquents chez les victimes d’infarctus.
En savoir plus
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